Nous Qui N’Existons Pas

“a tous ceux qui se cherchent,
ceux qui se sont trouvés, 
ceux qui le feront un jour.”

Alors cette chronique a trainé bien plus que prévue et le boulot a recommencé… donc ca explique le manque total d’article en mai car je me suis très mal organisée. Mais je vais reprendre un rythme (dis-je la semaine où je fais 48h XD)

Mais trève de blabla, je vous laisse continuer votre lecture

  • Titre :Nous qui n’existons pas
  • Auteur : Mélanie Fazi   
  • Date de sortie : 2018
  • Éditeur : Dystopia
  • Pages : 120
  • Tags : non-fiction ; étiquettes ; asexualité ; genre ; questionnement & réflexion

Résumé : 

“« Est arrivé un jour où la fiction n’a pas suffi. »

Aussi curieux que cela puisse paraître, il me semble qu’une des forces de l’œuvre de Mélanie Fazi est que précisément la fiction n’a jamais suffi. Qu’elle a toujours su trouver d’autres biais pour exprimer cette tension personnelle, intime, dont elle nous fait part dans ce livre, et qui est matière de toute sa création.”

Extrait de la postface de Léo Henry

*

Je voulais absolument parler de ce livre et en même temps je ne sais pas du tout par où commencer (et un mois plus tard je ne suis toujours pas sûr par rapport à cette chronique). C’est très difficile de faire une “critique” (dans le sens point positif et négatif) classique avec un ouvrage aussi personnel. 

On suit la réflexion de Mélanie Fazi ainsi que tout son cheminement pour en arriver à ce point où elle a eu le besoin d’écrire ce livre. 

C’est aussi très compliqué de juger un texte quand le sujet me touche d’aussi prêt et c’est surement aussi l’explication de pourquoi certains passages m’ont laissé quelque peu… frustré ? Je ne sais pas si c’est le bon mot pour décrire ce que j’ai ressenti à ce moment là mais c’est le plus proche.

Pourquoi “frustré” ? Car j’ai eu des moments de “je n’aurai pas exprimé ça comme ça” ou encore des “oui, mais.” Et dans un sens c’est aussi la force de ce livre, même si on ne se retrouve pas dans ce livre (ce qui n’est pas mon cas mais on y reviendra peut-être plus tard) il nous pousse à la réflexion. Il nous montre des chemins qu’on n’aurait pas forcément arpenté ou pas de cette façon. 

Il y a aussi des passages que j’ai juste envie de garder pour pouvoir les ressortir à tout moment.

“C’est là que j’ai commencé à comprendre l’importance des étiquettes, que beaucoup de gens critiquent en prétendant qu’elles ne servent qu’à s’enfermer dans des boîtes. À quoi bon, disent certains, s’affranchir d’une norme si c’est pour vouloir aussitôt se laisser entraver par une autre ? […] L’étiquette donne le droit d’exister. Elle fournit une réponse simple à des questions complexes. Voilà ce que je suis : regardez, ça porte un nom. Regardez, il y en a d’autres comme moi.”

 Ce passage est certainement un des plus “important” à mes yeux car j’ai entendu tellement de fois “mais qu’est-ce qu’ils ont tous avec leur nouveaux mots” ou encore “pourquoi ce besoin de mettre des étiquettes” et parfois je n’ai juste pas l’énergie de rentrer dans cette discussion car ça serait un terrain semé d’embuche où à chaque tournant la question fatidique pourrait être posée “en quoi ça te concerne ?”. La question en soi ne me dérange plus autant qu’avant mais c’est juste une porte ouverte à des explications sans fin. Et d’autres fois j’essaie d’expliquer. Mais comment arriver à expliquer correctement le mix de soulagement/peur/questionnement/… quand on découvre un mot qui pourrait expliquer pourquoi on se sent “comme ça” et quand on réalise surtout qu’il y en a d’autres, qu’on n’est pas seul. Et puis, c’est peut-être un côté chat qui s’exprime mais une boîte c’est confortable. J’ai appris à aimer mes boîtes et aussi accepter que peut-être un jour je réaliserai qu’en fait ce n’est pas la bonne, qu’une autre est encore plus proche de moi et qu’il n’y a rien d’anormal à ça ; que ce n’est pas simple de trouver la bonne boîte quand il faut creuser pour trouver la moindre information. 

Enfin, si je ne devais retenir qu’un seul passage ce serait celui ci-dessous qui dit que malgré ce que laisse penser le titre – Nous qui n’existons pas –  c’est faux. Il y en a d’autre qui se questionnent, n’osent pas mettre des mots dessus ou juste n’ont pas les bonnes informations pour pouvoir le faire. 

“Si ces pages devaient être lues par d’autres qui sont comme moi, d’autres qui se cherchent et n’osent pas s’avouer, j’aimerais leur dire qu’ils ne sont pas seuls. J’existe, nous existons, nous sommes nombreux et nous ne le savons pas toujours. J’aimerais leur dire comme le silence étouffe, comme la parole libère, comme il est doux de se voir reflété dans le regard des autres, non pas tel qu’on le redoutait, mais tel qu’ils nous voient vraiment.
J’aimerais leur dire, surtout, de ne plus avoir peur. Apprendre à s’accepter est une si belle victoire. C’est le travail de toute une existence.”

Je vous dis à vendredi pour un petit Quoi d’Neuf Dans Le Terrier  et n’hésitez pas à partager votre avis si vous avez lu ce livre ou si vous voulez le lire. 

Alx. 🐰

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